La chiropratique, du 18 septembre 1895 à nos jours…

C’est à un Américain d’origine canadienne, dénommé Daniel David Palmer, que l’on doit la naissance de la chiropratique. D’après les rumeurs, il aurait pratiqué un ajustement d’une vertèbre cervicale sur le concierge de son immeuble, et l’aurait ainsi guéri de sa surdité. C’est ainsi que la chiropratique est née et s’est popularisée en Amérique du Nord, notamment grâce à la création de la première école de chiropratique.

Une constellation de professionnels de la santé

Nombreux sont les chiropraticiens avec la volonté de faire évoluer leur pratique pour le bien de leurs patients. Ainsi, en chiropratique, il y a une multitude de regroupements professionnels: un Ordre professionnel, une Association, une Fondation consacrée à la recherche, des missions humanitaires partout dans le monde mais aussi une formation universitaire francophone au Québec. Tous ces professionnels, grâce à leur volonté et leur organisation, sont au service de votre santé.

Équilibre et santé à Repentigny

Un équilibre naturel

L’étymologie du mot chiropratique en dit déjà long sur ce domaine: du grec kheir qui signifie mains et pratikos qui signifie faire ou exercer. Ainsi, la chiropratique fonde toute sa pratique sur le maintien de l’équilibre du corps humain mais surtout sur son pouvoir naturel de récupération, sans recourir aux médicaments ou à la chirurgie.

La profession se fonde sur un fait scientifique, soit que le système nerveux contrôle toutes les cellules, les tissus, les organes, les systèmes du corps… On appelle cet équilibre homéostasie. Or, quand ce dernier est altéré, le système nerveux est déréglé, provoquant des problèmes de santé. La chiropratique permet donc d’éviter cette altération et ce dérèglement, grâce à une approche douce, préventive mais aussi curative.

Le premier contact avec un chiro

Aujourd’hui, et ce depuis 1973, un docteur en chiropratique peut être consulté sans recommandation ni prescription, grâce à l’Ordre professionnel au Québec qui lui confère l’autorité d’un professionnel de la santé de premier contact. Pourtant, cela n’a pas toujours été le cas. En effet, ce n’est qu’en 1993 que la chiropratique a été reconnue en tant que profession de la santé par le ministère de l’Education, du Loisir et du Sport. C’est à partir de cette année-là qu’elle intègre les formations académiques de l’Université du Québec à Trois-Rivières et devient le premier programme de doctorat en chiropratique dans la francophonie. Et c’est ainsi que la chiropratique voit de grandes perspectives s’ouvrir devant elle…

Une mission plurielle

Les chiropraticiens ne se contentent pas d’exercer leur profession au quotidien. Ils essaient sans cesse, chacun à leur façon et selon leurs compétences, de repousser les limites de leurs connaissances. Pour cette raison, les organismes en chiropratique sont nombreux afin d’assurer la progression et la pérennité de la profession.

Mais le chiropraticien n’est pas seulement un docteur qui fait des recherches pour progresser. Il s’intéresse aussi et surtout au bien-être de son patient. C’est pour cela que le chiropraticien fait son possible pour faire adopter à son patient un mode de vie plus sain plutôt que de l’orienter vers des solutions médicales. Il ne s’agit pas que d’une absence de maladie, il s’agit surtout de trouver l’harmonie entre le bien-être physique, mental et social.


La chiropratique n’est pas une profession figée, qui se contente de se reposer sur ses acquis. En effet, depuis 1985, elle est en constante évolution, tentant de toucher à de nombreux domaines de la santé. Cette évolution, on la doit aux chiropraticiens qui font leur possible pour repousser les limites de leurs connaissances et s’améliorer dans leur domaine.

Loi sur la chiropratique

C’est l’adoption de la Loi sur la chiropratique en 1973 (L.Q. 1973, ch 56), votée à l’Assemblée nationale du Quebec qui a permis à la chiropratique de connaître une véritable avancée. Cette loi a fait connaître cette profession, notamment grâce à la création de nombreux organismes et autres structures: l’Ordre des chiropraticiens du Quebec (1973), la Fondation de recherche chiropratique du Quebec (1991), le premier programme de doctorat en chiropratique offert exclusivement en français en Amérique du nord à l’Université du Québec à Trois-Rivières (1993), Chiropratique sans Frontières (2005) et la Chaire de recherche en chiropratique à l’UQTR (2006).

On peut se demander pourquoi la chiropratique a autant évolué et comment elle s’est faite cette réputation. Peut-être parce que contrairement à d’autres pratiques médicales, elle s’intéresse aussi à la vie du patient. En effet, elle a pour but d’améliorer et de soulager, mais elle se veut également préventive: elle incite le patient à faire attention à son bien-être et à adopter un mode de vie plus sain, plus raisonnable. La chiropratique aide, mais c’est aussi le patient qui doit prendre soin de lui, bouger, bien se nourrir, adopter une attitude positive…

Mais malgré ces avancées, la chiropratique est encore, malheureusement, mal connue du public, et beaucoup pensent qu’elle ne sert qu’à soulager les douleurs au dos. C’est pour cela qu’aujourd’hui, l’Association fait tout son possible pour montrer la véritable image de la chiropratique: une profession qui requiert des professionnels formés et perfectionnés dans leur domaine pour le bien-être de leurs patients.